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American Airline panic in Haiti/ Difficulty landing

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Après trois essais, le Boeing de la American Airlines immatriculé AA 1729 n'a pu atterrir, comme prévu, à 2 hres 15 p.m., le mardi 21 juillet, à l'aéroport international Toussaint Louverture à Port-au-Prince. Ce n'est qu'après un détour à Santo Domingo pour contourner certaines difficultés que l'appareil s'est posé aux environs de 6 heures P.M sur notre piste, à Maïs-Gaté.

Le Boeing de la American Airlines immatriculé AA 1729, après trois vaines tentatives pour se poser sur la piste de l'aéroport internationale Toussaint Louverture situé à Maïs-Gaté, a rebroussé chemin. Il devait atterrir à 2 hres 15 de l'après-midi, le mardi 21 juillet 2009.

American Airlines allait et revenait dans le ciel de Maïs-Gaté comme un navire qui ne sait où il va. Le bruit de ses réacteurs baissait en intensité, ses ailes en flèche s'inclinait obliquement, lentement, déclinait en altitude pour l'atterrissage. En vain. Retour à la case départ : un petit tour dans la baie de Port-au-Prince, cap sur la piste. Niet. A la troisième reprise, les pilotes s'en lavent les mains.

Les passagers à bord commençaient à s'inquiéter. L'appareil faisait route vers l'Est, en direction de la République Dominicaine. « Le vent en Haïti étant trop fort, il ne serait pas prudent de continuer à voler. Nous allons atterrir à l'aéroport de Santo Domingo pour nous alimenter en carburant et revenir après à Port-au-Prince », rassurait une hôtesse de l'air d'origine haïtienne.

De bouche à oreille, les informations circulaient d'un siège à l'autre, entre passager. On disait que le train d'atterrissage de l'avion n'arrivait pas à sortir. L'appareil survolait tranquillement l'île, les gens allaient aux toilettes. On servait des amuse-gueules et chacun adressait des mots de réconfort à ses voisins.

Après quinze ou vingt minutes de survol du territoire dominicain, l'appareil est entré tout à coup dans une zone de haute turbulence. Le fuselage de l'avion craquait : les ailes, l'empennage étaient ballottés par le vent. Il pleuvait, les éclairs qui zébraient les masses de nuages cendrés terrifiaient. Le vent déchaîné faisait vibrer l'habitacle de l'avion. « Jésus ! Jésus ! Seigneur ! Sauvez-nous ! Nous sommes perdus », criaient les passagers affolés. Des chaînes de prières se formaient, des chants de louange à l'Eternel résonnaient. American Airlines était devenu une église volante.

Une expérience de vie

« C'est le vent qui fait ça. Je voyage depuis 16 ans. J'ai connu pire que cela. L'avion est le moyen de transport le plus sûr et je crois en Dieu », déclare, pour se donner bonne contenance, un de nos voisins. Il esquisse même un petit sourire confiant.

« Comme vous pouvez le constater, nous sommes en train de vivre une expérience de vie », commente l'hôtesse de l'air haïtienne. A ces mots, le voisin qui paraissait confiant nous broya la main en grimaçant de douleur. Son visage avait l'expression d'une parturiente. Il soufflait comme une grosse baleine. « Celui qui demeure à l'abri du Très haut repose à l'ombre du Tout-puissant », lançait-il.

Des enfants pleuraient, des adultes hébétés restaient sans voix, des corps se rétractaient, des fesses se rétrécissaient. Les membres de l'équipage rentraient, à ce moment-là, dans un silence angoissant. « La conscience étant toujours conscience de quelque chose » , dans cette tribulation, on prenait conscience de la vanité de la chose humaine. Après la zone de turbulence, l'avion reprend sa course normale dans l'espace.

« Mesdames et messieurs, restez avec vos ceintures attachées, ce n'est pas le moment d'aller aux toilettes. L'avion va atterrir. » L'avion atterrit sans difficulté sur la piste de l'aéroport de Santo Domingo. Des salves d'applaudissements saluèrent les pilotes comme des héros. C'est comme si une équipe de football venait de marquer le but de la victoire.

« Une rumeur laisse croire que les trains d'atterrissage de la American Airlines avait des difficultés. Je vous rassure : ce n'est pas vrai. C'est à cause du vent que nous n'avons pas pu atterrir à Port-au-Prince », répétait, confiante, l'hôtesse. Les passagers approuvaient. Mais plusieurs d'entre eux ne voulaient pas refaire cette expérience éprouvante et préféraient regagner Haïti par la voie terrestre.

Au service des passagers à bord

Il était interdit de sortir des compartiments de l'avion que ce soit en 1ère classe, que ce soit en classe affaire ou touriste. « Chacun à sa place. Les mécaniciens sont en train de vérifier, on nous approvisionne en carburant », disait l'hôtesse pour calmer les esprits.

Pour tempérer les esprits, de son côté, la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, qui était à bord, se convertit illico en bonne samaritaine. Elle demanda à son chef de cabinet, Ann-Valérie Prophète, et aux journalistes, notamment Alix Laroche du journal Le Matin, qui l'avaient accompagnée à Martha's Vineyard dans l'objectif de collecter des fonds pour les centres de formation et de formation au bénéfice des femmes, de prendre les noms des personnes à bord et les numéros de téléphone de leurs proches.

« Depuis quand les représentants de l'Etat haïtien se souciaient-ils de leurs compatriotes ? », maugréaient ceux qui ne voulaient pas collaborer.

En un tour de main, les gens appelaient sur le portable de la ministre. « Jeanne ! un appel pour vous. » « Pierre ! votre femme veut vous parler. » « Henri, Lucienne, Paul... » fusaient par-ci, fusaient par-là.

« Qui est cette femme ? Comment s'appelle-t-elle ? Il y a encore des gens dans ce pays », disaient quelques membres de la diaspora haïtienne à bord. D'autres répliquaient : « J'ai laissé Haïti depuis longtemps. Il ne faut pas croire en ces gens-là. Regardez l'état du pays. » Attitude hautaine. Propos blessants pour le compatriote qui vit en Haïti, mais qui, produisant un effet boomerang, se retournent sur celui qui les prononce.

Cloué au sol, cette position de l'avion inquiétait les passagers. Alors qu'ils savaient que des mécaniciens opéraient dans l'appareil, les inquiétudes ne s'apaisaient pas. Certains marchaient le long de l'allée pour évacuer leur stress, d'autres égrenaient leur chapelet, lisaient la Bible, un livre, une revue, regardaient un film ou écoutaient de la musique. « Je veux retourner à Port-au-Prince par la route », se lamentait une femme entre deux âges. « Je ne suis pas en condition psychologique pour reprendre l'avion après ce qui vient de se passer », confessait un homme. « Il faut faire confiance aux pilotes, ce ne sont pas des kamikazes. Ce sont des professionnels, on atterrira sans problème à Port-au-Prince », rassurait madame Lassègue.

American Airlines atterrit à Port-au-Prince

En effet, dès que le Boeing de la American Airlines atterrissait sur la piste de l'aéroport de Port-au-Prince, la joie éclata à nouveau. On se pressait, on s'embrassait. « Jésus-Marie-Joseph, merci », laissaient tomber plusieurs passagers reconnaissant des bienfaits d'un Esprit supérieur qui les a sauvés du danger. A ce moment, un passager brandit une Bible : « Ne venez pas raconter des histoires. Marie n'était pas là dans nos tribulations. Lorsque le vent nous ballottait, Marie n'était pas présente. C'est Jésus, le fils de Dieu, qui nous a retirés de cette impasse. Vini Konvèti ! Aksepte Jezi ! »

Que s'est-il donc passé? demandaient encore les passagers aux hôtesses et aux pilotes tout sourire en laissant l'avion. « Nothing ! »

A l'aéroport, les gens s'adonnaient à toutes sortes de commentaires. Qu'est-ce qui est donc arrivé ? « J'ai vu l'appareil. Je l'ai vu venir. Le train d'atterrissage avant et le train d'atterrissage principal ne pouvaient pas sortir », déclare un employé de l'Autorité aéroportuaire nationale (AAN) qui se trouvait sur le tarmac de l'aéroport.

« Ce sont des histoires. Il faut croire les hôtesses. Il n'y avait rien », lançait un passager ballotté par le vent. On lui en donne acte. On a donc fait une ballade dans le ciel. Une ballade qui a failli coûter la vie aux passagers.

Source: Le Nouvelliste

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